Je suis fan de cinéma depuis toujours. Avant d’avoir 12 ans, l’avais loué tous les films de science-fiction de mon club vidéo. J’ai un bac en cinéma. J’ai travaillé dans un cinéma d’auteur pendant plus de 10 ans. J’ai publié des douzaines de critiques de film.
Un cinéaste, c’est avant toute chose le membre d’une équipe. Même si on souscrit à la théorie de l’auteur, il n’en demeure pas moins que faire du cinéma demeure un travail collectif.
Comment s’y prendre pour faire un film tout seul?
Une seule tête, plusieurs chapeaux
Or, ma vision de ce qu’est un artiste a été influencée depuis ma plus tendre enfance par ma grand-mère, l’artiste peintre Mercedes Massé.
Quand je pense à un artiste ou une artiste, j’imagine un peintre qui transpose sa vision personnelle du monde sur une toile. Une personne. Une vision. Une œuvre.
Marionettes sans fil
Pour faire un film tout seul, il faut l’écrire, le tourner et le monter. Mais il faut aussi jouer tous les rôles! Comment faire? Avec des marionnettes, voilà comment!
J’ai toujours adoré les films et les séries de marionnettes comme Fraggle Rock,The Muppets ou Labyrinthe. On y retrouve un côté enfantin qui me fait beaucoup penser à l’art naïf, comme en faisait ma grand-mère. On peut aussi sortir des sentiers battus comme on le voit dans Meet the Feebles ou Team America.

Les Astromoufles
Les Astromoufles est une parodie de blockbusters de science-fiction dans la veine de Star Trek, Star Wars et Alien, mais avec un budget de sac de canettes vides, une équipe de tournage formée d’une seule personne et des marionnettes DIY.
L’équipage d’une soucoupe volante enquête sur un phénomène cosmique inexpliqué: une pizza qui flotte dans l’espace.
Le film a été sélectionné au Brooklyn SciFi Film Fest en plus de remporter le prix remis à la meilleure parodie au Los Angeles Movie & Music Video Awards.

Guy O. Tine
J’ai toujours adoré les films subversifs, déjantés et bizarres, et je suis convaincu que mon dernier court métrage de marionnettes, Guy O. Tine, s’inscrit parfaitement dans cette veine. Il comporte des scènes gores, de la nudité et un langage cru, et incarne pleinement l’esprit subversif de l’animation underground que j’apprécie tant.
Dans un hôtel en carton, un Président marionnette est surpris en flagrant délit de grossière indécence par Guy O. Tine, un punk anarchiste armé de cocktails Molotov. Comme le chantait Gabrielle Destroismaisons : « Attention! Le feu, c’est chaud, c’est dangereux! »
Le film a été séectionné au Fuzz Flix Fringe Fest de Wailuku (Hawaï) , Shock Stock Horror & Underground Film Festival de London (Ontario) et au Los Angeles Punk Film Festival.

La Planète des chaussettes
Mon premier film, La Planète des chaussettes, a fait la tourné des festivals pendant 2 ans. Il a été présenté en première mondiale dans le programme de courts métrages Animovies présenté par la Calgary Animated Objects Society, CAOS dans le cadre du Festival of Animated Objects de Calgary en Alberta (Canada).
Le court métrage a aussi été présenté au The Galactic Imaginarium Film Festival (TGIFF) à Dumbrăvița en Roumanie. TGIFF est un festival axé sur la science fiction.
Il a conclu sa tournée mondiale ici-même à Montréal, alors qu’il a été projeté aux Rendez-vous Québec Cinéma en 2023, dans le programme de courts métrages Maelström.

Les Vandales
Les Vandales a été réalisé pour le festival de cinéma Cabane à Sang dans le cadre du PARTY POOPER SPECTACULAR TRASH FILM COMPETITION.
Il raconte l’histoire de deux punks qui se lancent dans un passe-temps étrange au cœur de la nuit : vandaliser des affiches publicitaires. Arme au poing, un revenant bionique les confronte pour protéger la liberté d’expression corporative.
Réalisé avec un budget de moins de 200 $, il a été très bien accueilli par la foule qui a fait salle comble à Hochelaga, à Montréal.